La nouvelle génération est épouvantable

« La nouvelle génération est épouvantable : j’aimerais tellement en faire partie ! » Citation d’Oscar WILDE

    S’ils gagnaient 5 millions d’euros, trois quarts des jeunes continueraient tout de même à travailler, selon un baromètre d’AssessFirst publié 2017.

    Pour les 18-25 ans, avant d’être une source de revenu, l’emploi idéal doit surtout permettre de s’épanouir et de se construire sur le plan personnel. C’est l’un des enseignements du dernier baromètre de la plateforme de recrutement prédictif.

    Une recherche de l’épanouissement personnel
    Le travail est perçu comme une « façon de se réaliser » pour 50% des 18-25 ans mais l’aspect financier n’est toutefois pas négligeable : 41% des moins de 25 ans perçoivent le travail uniquement comme un moyen de gagner confortablement sa vie.

    Alors qu’en 2017, les jeunes diplômés souhaitaient plutôt des grandes entreprises, qu’ils soient étudiants (43%) ou jeunes diplômés (44%), ils seraient plutôt intéressés en 2019 d’intégrer une start up.Ils sont moins enclins à travailler dans une PME que la population générale, tandis qu’ils sont plus enthousiastes que leurs aînés à intégrer une start-up.

    Qui êtes vous ?
    La quête de sens au travail se hisse désormais en tête des priorités des candidats : ils sont 75 % à être attentifs aux engagements sociaux et sociétaux des structures qu’ils rejoignent et cela est surtout vrai pour les plus jeunes des salariés.
    Un constat que confirme d’ailleurs Isabelle Bastide, Présidente de PageGroup France dans son livre Le Recrutement Réinventé (*) : « En dix ans, nous sommes passés d’un entretien au cours duquel le candidat répondait aux questions du recruteur à des entretiens au cours desquels les recruteurs doivent répondre à de nombreuses questions de la part des futurs collaborateurs, notamment sur l’ADN de l’entreprise ».
    L’éthique de l’entreprise compte beaucoup, puisque sept jeunes sur dix privilégient un employeur « qui a un impact positif sur le monde ».

    Une bonne ambiance de travail, un plus
    Les Français sont unanimes : ils considèrent à 95 % que l’ambiance avec leurs collègues et leur manager est le critère le plus important lorsqu’ils sont en poste. Ils déclarent par ailleurs attendre trois qualités indispensables au niveau du management : le respect (71 %), l’écoute (67 %) et le leadership (42 %).
    Pour les plus jeunes des salariés, un contact direct avec le manager est une condition importante de l’ambiance de travail. A contrario, 72 % d’entre eux n’ont aucun contact avec leur manager en dehors des heures de travail, y compris sur les réseaux sociaux (70 %).
    Les jeunes sont partagés concernant l’ambiance de travail. Autant de jeunes préfèrent « un job passionnant avec une ambiance médiocre » à un « un job peu intéressant avec des collègues géniaux ».

    Une étude sur les aspirations des jeunes face au travail
    Le ManpowerGroup, ViaVoice et Les Echos Start publiaient en 2017 leur nouvelle étude : “Les jeunes de 18 à 30 ans face à un travail en mutation”.
    Réalisée auprès de 1 003 personnes, cette étude apporte un éclairage intéressant sur les attentes que peuvent avoir les nouvelles générations. Premier constat, si cette population est composée de profils et d’ambitions différentes, elle est dans son intégralité consciente des changements qui se profilent.
    79% pense que leurs générations a une vision nouvelle du travail et 54% imaginent que dans 10 ans le travail sera complètement différent. Et si des doutes subsistent, l’avenir n’apparaît pas pour autant incertain.

    Un regard lucide sur un monde en mutation
    Les réponses des personnes interrogées ont permis d’identifier 4 grandes catégories :

    • Les Fragilisées (28%) : avec des emplois plus ou moins précaires et avec peu de responsabilités, pour qui le travail est subi
    • Les Pragmatiques (18%) qui font plutôt le choix des plus grosses entreprises mais voient la disruption comme une opportunité
    • Les Optimistes exigeants (17%) qui accueillent avec bienveillance les mutations mais dont les attentes vis à vis du travail sont élevés
    • Les Optimistes flexibles (17%) qui eux aussi sont pour le changement mais privilégient le plan de carrière.

    Néanmoins, tous ne sont pas égaux puisque 43% des Fragilisés perçoivent l’emploi comme une source de contrainte, quand en moyenne 55% voient le travail comme un moyen de s’accomplir. Et si les Pragmatiques n’ont que faire de travailler pour une entreprise susceptible d’évoluer, les 2 groupes Optimistes le souhaitent à 90%.

    Autre piste pour les recruteurs : la transformation des organisations et du marché du travail poussent aussi de nombreuses personnes à reconsidérer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

    Les 18-25 ans ont plutôt une vision claire du monde du travail et de ses transformations. Ce n’est pas toujours l’image que l’on a d’eux et pourtant, si clairement la notion d’épanouissement devient essentielle à leurs yeux, ils ont pour eux d’avoir bien intégré les enjeux de demain et se voient majoritairement confiant pour l’avenir.


    Pour aller plus loin :

    Le recrutement réinventé : Pourquoi et comment recruter des personnalités et non plus des profils
    Isabelle BASTIDE – Edition Le Cherche Midi - 2018

    La nouvelle génération est épouvantable. J’aimerais tellement en faire partie.
    Mathias LERIDON - 2016

    https://www.inegalites.fr/L-insertion-professionnelle-des-jeunes-de-fortes-inegalites-selon-le-diplome?id_theme=21

    https://www.hr-voice.com/communiques-presse/a-quoi-ressemble-le-job-ideal/2019/01/09/