Les écrits pro


    Savoir écrire - écrire son savoir

    Savoir écrire le français conditionne l’accès à tous les domaines du savoir et l’acquisition de toutes les compétences. Au-delà de ces évidences, l’écrit est aussi une façon de faire connaître (ou reconnaître) son savoir professionnel.

    « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».
    Cette citation célèbre de Boileau a engendré la plus grande perplexité chez nombre de ses lecteurs en délicatesse avec l’écriture. En résumé, est-on incompétent parce que l’on a des difficultés à écrire ?

    La réponse est non – sans hésiter – et pourtant de plus en plus de recruteurs font passer des tests dans le but de déterminer le niveau d’appropriation de cette technique relevant du socle commun des connaissances. De là à ne pas choisir le candidat en difficulté au profit de celui qui s’en est mieux sorti, c’est évident tentant. Le test classique est, par exemple, de retranscrire en dix lignes maximum les moments forts de son entretien … de recrutement. Un exercice pas si évident et qui fait appel à son esprit de synthèse, ses capacités rédactionnelles et sa maîtrise du stress.

    Mais pourquoi l’écrit est à ce point en délicatesse dans notre société en 2013 ?
    La première difficulté est sans doute la maîtrise du français dans toutes ses finesses linguistiques et sémantiques, en corrélation avec d’éventuelles faiblesses orthographiques.

    La second, vient du décalage entre rapidité de pensée et lenteur d’écriture, qu’elle soit générée par la main directement ou par le clavier du PC. La pensée, l’idée se dilue dans le temps, c’est bien connu !

    Enfin, la conceptualisation écrite n’apparait plus vraiment comme une nécessité pour beaucoup, dans la mesure où les outils internet sont des éléments substitutifs essentiels et où la communication écrite passe souvent par une retranscription phonétique accessible aux seuls initiés. Or, écrire reste une composante majeure dans la communication numérique.

    Contrairement aux prophéties alarmistes sur une éventuelle disparition de l’écrit, notre monde du travail fonctionne de façon massive sur ce dernier mode : pour témoin Internet, vecteur privilégié et tout puissant de la communication actuelle instantanée. Reste le problème de la qualité de son écrit qui doit être lu, compris et mémorisé. Mais il n’est pas que cela, il est aussi le reflet de la qualité de mon travail, celui de la structure qui m’emploie. Son écrit, c’est aussi son double visible.